L'Activité Physique Adaptée à l'AGDUC

L’Activité Physique Adaptée (APA) regroupe des activités physiques, sportives ou artistiques adaptées aux capacités et à la sécurité de chaque personne.

L’Activité Physique Adaptée (APA) s’adresse à des personnes dont la condition physique, psychologique ou sociale limite l’activité et la participation à la vie quotidienne. Cela concerne notamment les personnes en situation de handicap, atteintes de maladies chroniques, en difficulté d’insertion sociale ou âgées.

Le Dr Sophie Rubens-Duval, néphrologue à l’AGDUC de La Tronche, rappelle à quel point l’activité physique est essentielle pour les personnes en insuffisance rénale chronique :

« Nos patients sont anormalement sédentaires. Trois demi-journées allongés chaque semaine pendant la dialyse, c’est une contrainte lourde. Le manque d’activité physique accentue les risques cardiovasculaires, notamment les atteintes artérielles. L’activité physique adaptée peut permettre moins de crampes, générer moins d’hypotension et favoriser un meilleur moral. »

Lors des séances de dialyse, l’APA se fait grâce à des pédaliers installés au pied du lit, financés par le Lion’s Club de Voiron. Les supports en bois ont été réalisés en partenariat avec Cotagon, qui dispose d’un atelier de menuiserie dans son centre pour adultes en situation de handicap psychique.

Un patient du centre de La Tronche, qui participe tous les lundis à un atelier APA, raconte :

« Ça fait beaucoup de bien, je sens que physiquement je vais mieux. C’est que c’est compliqué des fois ! Hier, on a fait des exercices avec des frisbees, on a beaucoup bougé. Les ateliers changent d’une semaine à l’autre, ce n’est pas toujours la même chose. Après, il faut se rappeler que quand on est âgé, ce ne sont pas ces séances qui vont nous faire retrouver nos 20 ans. Mais si on continue à faire les exercices à la maison, on sent vraiment les bénéfices. En tout cas, pour moi, ça fonctionne bien ! »

Que ce soit pour du dérouillage ou des exercices de force, les patients ne manquent pas de matériel : petites haltères, ballons, élastiques… Tout cet équipement a été financé par l’association France Rein Ardèche, et l’entreprise Decathlon a également fait un geste commercial envers l’AGDUC.

À Valence Tézier, les séances sont assurées par Nolwen, enseignante APA. Avant tout, elle adapte les contenus des sessions aux besoins exprimés par les patients : « Par exemple, la dernière fois, ils voulaient qu’on travaille sur le fait de se relever après une chute. Alors on a construit toute la séance autour de ça », nous explique-t-elle.

Tous les vendredis, le groupe se divise en deux : l’un est plutôt dynamique, le deuxième est plus centré sur l’équilibre.

Danielle, patiente, témoigne :

« On bouge, mais on rencontre aussi du monde. C’est devenu un rendez-vous social. Quand quelqu’un est absent, on s’en inquiète ! Moi, ça m’a vraiment tirée vers le haut. Je me suis sentie moins seule avec mes difficultés. Et avec Nolwen, on est en confiance. On ne risque pas de se blesser. »

Depuis le 8 septembre 2025, cinq Enseignants en Activité Physique Adaptée du dispositif Pas’Apa dispensent des cours dans différents centres de l’AGDUC. Le Dr Rubens-Duval dit souvent à ses patients : « Avoir une assurance-vie, c’est bien. Mais l’assurance-autonomie, c’est votre capital musculaire. » Alors si le muscle est un capital, à l’AGDUC, on est bien décidé à le faire fructifier !