Le développement durable à l'AGDUC
La santé est un secteur avec une forte empreinte carbone. L’AGDUC n’échappe pas à la règle. Transport des patients, traitement des déchets, grande consommation d’eau et d’électricité… nombreuses sont les dépenses énergétiques en dialyse.
Comment conserver une qualité de soin pour les patients et les soignants, tout en réduisant notre empreinte carbone ? Nous avons trouvé quelques réponses.
Le transport partagé est un dispositif fondamental dans l’organisation des soins de dialyse. Il permet de regrouper plusieurs patients dans un même véhicule, lorsqu’ils ont des horaires compatibles. Ce mode de transport limite les allers-retours, réduit l’empreinte carbone, désengorge les services de transport sanitaire et contribue à une meilleure maîtrise des dépenses de santé. Il renforce également le lien social entre les patients et peut améliorer l’expérience du soin.
Par exemple, sur le département de l’Isère, un transport sur trois de l’AGDUC est partagé :
• Au centre de La Tronche, la part des transports partagés est passée de 24 % en 2023 à 34 % en 2024
• À Voiron, le taux a triplé, passant de 7 % à 22 %
• À Meylan, il a doublé, évoluant de 20 % à 41 %
Ces résultats traduisent l’engagement de l’AGDUC, de ses équipes et de ses partenaires de transport pour favoriser une organisation plus collective, solidaire et durable des déplacements des patients.
L’AGDUC poursuivra cette dynamique dans les mois à venir, avec pour ambition de consolider ces avancées et d’élargir encore le recours au transport partagé sur l’ensemble de ses sites.
Afin de ne pas gaspiller cette eau de rejet, qui ne peut pas être utilisée dans les réseaux sanitaires, l’AGDUC a décidé de l’utiliser pour entretenir ses espaces verts sur plusieurs sites, comme à Aubenas et Romans-sur-Isère. Le constat est sans appel : aucune perte de végétaux la première année, une croissance spectaculaire des arbres et des haies vives, et plus de fraîcheur aux abords du bâtiment en été grâce aux arrosages nocturnes.
De plus, les eaux de rejet non consommées sont infiltrées dans les sols et contribuent à alimenter les nappes phréatiques.
Un panneau situé à l’intérieur du bâtiment permet de connaître la puissance actuelle générée, la production du jour, la production cumulée et les kilogrammes de CO2 économisés.
Le déploiement des panneaux voltaïques est engagé sur différents sites de l’AGDUC, notamment à Aubenas, à Voiron, à Valence et à Romans-sur-Isère. Une étude est également en cours à Montélimar.
L’AGDUC étant basé sur plusieurs villes dans plusieurs départements, l’objectif est de constituer une équipe intersites avec un représentant par site ou bassin géographique. Chaque membre de la Green Team participera à la réflexion collective tout en étant force de proposition sur son terrain.

