Le développement durable à l'AGDUC

La santé est un secteur avec une forte empreinte carbone. L’AGDUC n’échappe pas à la règle. Transport des patients, traitement des déchets, grande consommation d’eau et d’électricité… nombreuses sont les dépenses énergétiques en dialyse. 

Comment conserver une qualité de soin pour les patients et les soignants, tout en réduisant notre empreinte carbone ? Nous avons trouvé quelques réponses.

Transport

Dans le domaine de la dialyse, le transport des patients est un enjeu aussi essentiel que quotidien. À l’AGDUC, une solution semble toute indiquée : le transport partagé.

Eau

Véritable médicament pour les patients, l’eau est utilisée en grande quantité dans le secteur de la dialyse. C’est pourquoi nous réutilisons une partie de cette ressource.

Électricité

Afin de valoriser au mieux les bâtiments dont dispose l’AGDUC, des panneaux photovoltaïques ont été installés sur les toitures pour participer à leur bon fonctionnement.

Green Team

Soucieux de pérenniser ses efforts, l’AGDUC renforce son engagement en créant la Green Team, une équipe de volontaires proposant des actions écologiques concrètes.

Optimiser le transport des patients

Dans le domaine de la dialyse, le transport des patients est un enjeu aussi essentiel que quotidien. Trois fois par semaine, les patients doivent se rendre dans leur centre de soins pour des séances de plusieurs heures. Ces déplacements réguliers représentent une charge logistique importante pour le système de santé, tant sur le plan humain qu’économique. C’est dans ce contexte que le développement du transport partagé prend tout son sens, à la fois comme levier d’optimisation des ressources et comme action écoresponsable.

Le transport partagé est un dispositif fondamental dans l’organisation des soins de dialyse. Il permet de regrouper plusieurs patients dans un même véhicule, lorsqu’ils ont des horaires compatibles. Ce mode de transport limite les allers-retours, réduit l’empreinte carbone, désengorge les services de transport sanitaire et contribue à une meilleure maîtrise des dépenses de santé. Il renforce également le lien social entre les patients et peut améliorer l’expérience du soin.

Par exemple, sur le département de l’Isère, un transport sur trois de l’AGDUC est partagé :

• Au centre de La Tronche, la part des transports partagés est passée de 24 % en 2023 à 34 % en 2024
• À Voiron, le taux a triplé, passant de 7 % à 22 %
• À Meylan, il a doublé, évoluant de 20 % à 41 %

Ces résultats traduisent l’engagement de l’AGDUC, de ses équipes et de ses partenaires de transport pour favoriser une organisation plus collective, solidaire et durable des déplacements des patients.

L’AGDUC poursuivra cette dynamique dans les mois à venir, avec pour ambition de consolider ces avancées et d’élargir encore le recours au transport partagé sur l’ensemble de ses sites.

Se servir de la grande consommation d’eau à l’AGDUC

L’eau est un ingrédient essentiel dans la réalisation d’une séance de dialyse, quelle que soit sa modalité (HD, HDF ou même DP). Elle est considérée comme un médicament et représente 97 % du liquide utilisé pour l’épuration du sang du patient. Avant d’être utilisée par les générateurs de dialyse, l’eau subit plusieurs traitements afin d’être rendue la plus pure possible, pour éviter toute interaction.
La principale étape de purification consiste en un passage dans un osmoseur, qui débarrasse l’eau à 99 % de ses bactéries, virus et sels minéraux indésirables pour la dialyse. Cette étape est malheureusement énergivore et très consommatrice d’eau. En effet, une partie de l’eau entrant dans la membrane de l’osmoseur est rejetée, emportant avec elle les déchets indésirables. Cette eau rejetée à l’égout représente entre 50 et 100 litres par séance et par patient.

Afin de ne pas gaspiller cette eau de rejet, qui ne peut pas être utilisée dans les réseaux sanitaires, l’AGDUC a décidé de l’utiliser pour entretenir ses espaces verts sur plusieurs sites, comme à Aubenas et Romans-sur-Isère. Le constat est sans appel : aucune perte de végétaux la première année, une croissance spectaculaire des arbres et des haies vives, et plus de fraîcheur aux abords du bâtiment en été grâce aux arrosages nocturnes.
De plus, les eaux de rejet non consommées sont infiltrées dans les sols et contribuent à alimenter les nappes phréatiques.

Installer des panneaux photovoltaïques sur le toit des bâtiments

Afin de valoriser au mieux les bâtiments dont dispose l’AGDUC, des panneaux photovoltaïques ont été installés sur la toiture du bâtiment. En semaine, ils participent à l’alimentation générale du bâtiment. Le dimanche, lorsqu’aucun patient ne dialyse, ils servent à la désinfection des membranes qui participent à la purification de l’eau, véritable médicament pour les patients. 

Un panneau situé à l’intérieur du bâtiment permet de connaître la puissance actuelle générée, la production du jour, la production cumulée et les kilogrammes de CO2 économisés.

Le déploiement des panneaux voltaïques est engagé sur différents sites de l’AGDUC, notamment à Aubenas, à Voiron, à Valence et à Romans-sur-Isère. Une étude est également en cours à Montélimar.

La Green Team : le nouvel atout de l’AGDUC

Soucieux de pérenniser ses efforts, l’AGDUC renforce son engagement en faveur du développement durable avec la création de la Green Team. Ce groupe, composé de collaborateurs volontaires, aura pour mission de réfléchir, proposer et relayer des actions concrètes autour de grandes thématiques environnementales : gestion de l’eau, tri et réduction des déchets, maîtrise de l’énergie, mobilité, numérique.

L’idée est de permettre à chacun, à son échelle, de contribuer à faire évoluer nos pratiques et de porter des idées nouvelles dans une démarche collaborative.

L’AGDUC étant basé sur plusieurs villes dans plusieurs départements, l’objectif est de constituer une équipe intersites avec un représentant par site ou bassin géographique. Chaque membre de la Green Team participera à la réflexion collective tout en étant force de proposition sur son terrain.